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Mais d'où vient la RSE ?

Un peu d'histoire autour d'un sujet qui devient un objectif majeur et une démarche qui s'impose à tous les acteurs et particulièrement les entreprises (RSE)
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Rappelez-vous ! d’accord, c’est loin déjà… à la Préhistoire, on prélève ce dont on a besoin, on ne gaspille rien, tout reste est utile ! On commence déjà bien sur le plan des ressources et de l’empreinte écologique !


Plus tard, au fil de l’évolution de nos sociétés, le côté social est plus ou moins respecté ou mis à mal, voire bafoué – l’être humain au sens global est utilisé comme un moyen, voire un outil permettant d’enrichir une minorité de gagnants –, et l’environnement prend différents statuts selon l’espace et le temps : dimension sacrée, support d’activités de bien-être, réservoir de richesses ‘inépuisables’ et monnayables, au profit de transactions et d’accumulation de biens…

 

XIXème et XXème siècle

(Source Actu-Environnement mai/juin 2021 – ‘Pourquoi dans un monde où tout change, rien ne change ?’)

 

Parallèlement, dès le début du XIXème siècle, des réflexions se font jour, portées par des scientifiques de toutes disciplines – Lamarck en 1820 est le premier à pointer l’égoïsme et l’insouciance de l’Homme ‘semblant être destiné à s’exterminer lui-même, après avoir rendu le globe inhabitable’. La Terre comptait 1 milliard d’habitants.

 

Les premières mesures de conservation des espaces et les premières études apparaissent fin XIXème.

 

Des conflits entre catégories de citoyens, usagers, notables, industriels, scientifiques, encadrants des espaces publics et des libertés apparaissent dès l’Ancien Régime et ne vont cesser de croître jusqu’à nos jours. Les premières manifestations populaires se déploient en différents lieux début XXème siècle. En France la loi du 1er juillet 1901 signe la naissance des principales associations de protection de la nature : SNPN, LPO… Au Royaume-Uni c’est le National Trust.

 

Un premier Congrès international pour la protection de la nature, en 1923, précède la création de l’Union Internationale pour la Protection de la Nature (UICN) en 1948.

 

A partir des années 1945-50 on entre dans ce que le Prix Nobel de Chimie Paul Crutzen nomme la ‘phase II de l’Anthropocène’, pointant, avec 2 milliards d’hommes, un impact de l’Homme déterminant pour le milieu terrestre. Plusieurs scientifiques multiplient des constats précis et alertent sur la prédation, la dégradation et la pollution des milieux qui semblent s’affoler toujours plus.

 

Les années soixante fondent l’écologie contemporaine, rendent accessibles à tout public nombre de parutions. Le Rapport Meadows publié en 1972 sous le titre ‘Halte à la croissance ?’ met clairement en évidence les liens entre la limitation des ressources et les conséquences écologiques de la croissance économique et démographique. 

 

Plusieurs Déclarations et Conférences internationales sur la pollution de l’air, sur l’eau, précèdent la création d’un premier ministère de l’environnement en 1971 en France.

 

Les populations se mobilisent et font reculer plusieurs projets de développement économique.

 

A partir des années soixante-dix les ouvrages fondateurs du droit de l’environnement sont publiés : lois sur la protection de la nature (et études d’impact), sur les déchets, les installations classées, la création du Conservatoire du littoral, l’accès aux documents administratifs…

 

Au fil des décennies suivantes, l’écologie est devenue l’enjeu à la mode que chacun s’emploie à afficher, mais débouchant trop souvent sur des gesticulations stériles ou des avancées modestes au regard de la marche en avant inexorable du rouleau compresseur de l’économie et de la démographie mondiales : 4 milliards d’habitants en 1975, 6 milliards en 1999, 8 aujourd’hui… et toujours plus de pressions sur les ressources désormais reconnues comme limitées et en péril grave, voire dilapidées.

 

 

Les trente dernières années

STOP à la dérive ! la sensation de limite de la Terre, notre planète, va doter l’humanité de jalons officiels, d’outils et d’objectifs mondiaux qui sont autant de cadres et de bonnes intentions qui vont se succéder dans les trente dernières années, conçus pour guider l’action des dirigeants et infléchir la course en avant :

 

  • La notion d’un Développement Durable ressort du Sommet de Rio en 1992
  • En 2000 est créé le premier pacte mondial, le Global Compact en 10 principes
  • En 2010 la norme ISO 26000 procure un premier standard international de Responsabilité Sociétale
  • En 2012 les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) sont édictés, et trouvent leur source dans le Global Compact
  • Plusieurs agendas universels 2021, 2030 doivent guider les collectivités et les acteurs dans la prise en compte du développement durable, et l’aménagement du territoire essaime de multiples plans prenant diverses formes, dont les Plans Climat Air Energie Territoriaux
  • 2019 : la loi PACTE consacre le rôle de l’entreprise dans la prise en compte des enjeux environnementaux et sociétaux, à différents niveaux

 

Et maintenant…

  • La Transition Ecologique est désormais inscrite comme un objectif majeur à prendre en compte dans les textes officiels et guide l’actualité législative et politique, en miroir des populations et économies confrontées aux cataclysmes, pandémies et autres dérèglements et désordres mondiaux largement dus à l’emballement des activités humaines. 
  • Des Contrats de Relance et de Transition Ecologique doivent désormais se déployer dans tous les territoires en France à compter de juin 2021.
  • La Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO) apparaît désormais comme une démarche qui s’impose progressivement à tous les acteurs dont les entreprises (RSE).